Les ateliers SNCF d’est en ouest
Partie ouest : le développement d’un projet d’intérêt régional

La décision historique du Conseil Régional en septembre 2004 de redonner aux ateliers SNCF "numériques" tout leur rôle dans l'espace régional crée de nouvelles perspectives de développement pour la commune et la vie arlésienne.

Contexte

les ateliers

En 2003, une consultation internationale sur le devenir des Ateliers est lancée par la Région auprès de groupements d'architectes. Trois équipes sont retenues.

Le projet des ateliers doit réussir le pari :

  1. d'être un lien entre le centre ville et les quartiers est, sans les dévitaliser ;
  2. de préserver l'identité historique et paysagère du site ;
  3. de permettre l'accueil d'équipements structurants autour de l'image, de la formation, tout en demeurant un lieu convivial pour les Arlésiens et notamment la jeunesse ;
  4. de créer une mixité de fonctions entre habitat et activités, loisirs et formation.

Trois équipes sont retenues et présentent durant 6 mois un travail très riche.

Le projet d’Yves Lion

Insistant sur la mixité des fonctions d'habitat et d'activités, ce projet propose la création d'une ouverture sur le site par l'aménagement d'un grand espace public au droit du boulevard Victor Hugo, accueillant notamment les cinémas et un parking de 1 400 places.

projet ateliers

Les bâtiments sont réhabilités. En contrebas, un programme de maisons individuelles et de bureaux occupera le coeur des Ateliers. Un parc et une voie de liaison nord-sud complètent l'aménagement.

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Entre la chaudronnerie et l’Atelier de Mécanique générale.
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L’Esplanade.

Le projet de Jacques Ferrier

Résolument contemporain, ce projet recrée un langage architectural fort en remodelant les bâtiments et en insistant sur les fonctions d'animation y compris le commerce.

projet ateliers

C'est un projet un peu plus dense qui prévoit 50 000 m2 construits sur 7 ha. Il insiste sur l'innovation environnementale dans le traitement des bâtiments.

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Vue depuis la Promenade des Alpilles.
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Vue depuis une allée transversale.
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Vue depuis la terrasse belvédère du boulevard Victor Hugo.

Le projet lauréat d’Alexandre Chemetoff

S'appuyant sur une approche paysagère, le lauréat du concours insiste sur la nécessité de l'intervention "minimaliste" à conduire sur le lieu. La beauté du site et des bâtiments industriels, l'écrin paysager dans lequel il se situe, militent pour une intervention mesurée :

projet ateliers

Tels sont les objectifs retenus par le Conseil Régional et la Ville d'Arles.

Le projet propose trois idées :

1. "un boulevard des terrasses"
permettant de créer une continuité vers le centre-ville par de l'habitat, tout en gérant le stationnement et en apportant des services (commerces, cinémas).
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2. "un parc des cultures" :
un grand jardin avec des plans d'eau est aménagé au coeur des Ateliers. Le bâtiment de la chaudronnerie permet d'accueillir des manifestations et événements autour notamment de la culture méditerranéenne. Les Minimes constituent dans ce schéma une pépinière agricole. Idée à débattre !
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3. "le quai des images"
relie le nord et le sud de la ville. Cette voirie dessert tous les bâtiments et les locaux destinés à la formation et aux activités numériques.
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Telles sont les idées retenues par le Conseil Régional et la Ville d'Arles.

A ce titre, un programme de plus de 50 millions d'euros sera engagé par la Région pour conduire ce projet au plus vite, afin que les Arlésiens retrouvent ce lieu.

L'équilibre entre équipements structurants (formation, extension de l'école de la photographie, RIP, Cité du Livre) et l'intérêt local (grande halle d'expositions et manifestations, cinéma) devra être trouvé. Au total, ce projet s'articulera sur 50 000 m2 pour plus de 10 ha et s'inscrira dans un schéma directeur d'ensemble articulant les quartiers des Minimes et des Alyscamps.

L'objectif est que les premiers bâtiments soient réhabilités et mis à disposition des Arlésiens d'ici trois ans.