Comment éclaire-t-on sans défaillance une commune aussi étendue qu’Arles ?

C’est la mission du service Éclairage public, qui veille aussi à réduire la consommation d’électricité de la commune.
Neuf agents, tous électriciens de formation, se relaient au chevet du réseau d’électricité d’Arles. Ils peuvent intervenir 7 jours sur 7, 24 heures sur 24.
Leur mission consiste à entretenir ce réseau à mettre en place la politique et les équipements nécessaires afin de réduire la facture d’électricité de la ville. Ainsi, en 2011, Arles a consommé en tout 5 413 MWh (MegaWatt/heure) par an pour un coût de 584 993 euros TTC. À titre de comparaison, en 2008, cette consommation s’élevait à 6 247 MWh, alors que le parc de lampadaires et lanternes était moins important.

Comment arrive-t-on à un tel résultat ?

Depuis 2010, Arles est membre du réseau Agir. En s’engageant de la sorte, notre ville cible des actions à entreprendre pour mieux maîtriser sa consommation d’énergie.
Elle bénéficie alors de subventions de la région Provence- Alpes-Côte d’Azur et du département des Bouches-du-Rhône pour les mettre en place.
Il a fallu commencer par recenser tout le patrimoine lumineux de la ville, en allant jusqu’à compter le nombre et le type de lampes par lampadaire. Un travail de fourmis, qui a mobilisé trois personnes du service pendant cinq mois. Mais une tâche indispensable pour connaître la puissance installée et vérifier que le contrat d’abonnement de chaque compteur correspondait bien à la consommation.

Entre 2009 et 2010, il a été décidé de mettre en place 11 armoires EP (économiseur d’énergie) pour autant de compteurs. Chacun de ces appareils permet de baisser la puissance facturée.
D’autre part, un certain nombre de points lumineux (31 en 2011 et 136 en 2012) ont été équipés d’ampoules dites à iodure métallique. Celles-ci, qui coûtent 200 euros environ l’unité – restituent plus de lumière que d’autres ampoules de puissance identique et durent plus longtemps. Dans le quartier de Barriol, 136 lampadaires font l’objet d’un changement de mâts et de lampes, avec l’apport d’une subvention du Conseil général au titre de l’amélioration des quartiers.

Enfin, entre 2011 et 2012, chaque compteur a été équipé d’une horloge astronomique programmée.
Ce système permet à la ville de contrôler le temps de fonctionnement de son éclairage, de décider de l’heure d’enclenchement et de déclenchement le plus adapté. Auparavant, c’était le distributeur, EDF, qui gérait l’allumage et l’extinction des feux à distance… sans forcément prendre en compte le souci d’économie de la ville.

Le réseau

  • La Ville compte 220 points de livraison. Un point de livraison, c’est un compteur d’électricité et un disjoncteur, reliés à un nombre variable de points lumineux (poteaux ou lanternes), par un réseau de fils.
  • Sur toute la ville, on recense : 8218 points lumineux, 40 feux tricolores et 29 branchements provisoires, pour les forains, les festivités, les illuminations…
  • 4 200 heures éclairées par an en moyenne.
  • Le nombre de points lumineux, leur hauteur et la puissance dégagée varient selon la largeur et la longueur de la voie à éclairer et sont déterminés par réglementation nationale.