Débattre ou ne pas débattre ?

A la suite du mouvement des Gilets Jaunes, le Président de la République a décidé d’organiser un grand débat public. Pour cela, il s’appuie sur les municipalités. A Arles, la mairie a ouvert à l’hôtel de ville et dans les mairies annexes des cahiers de suggestions. C’est la moindre des choses. Des réunions publiques devraient suivre. Nous y participerons.

Toutefois, est-ce véritablement d’un débat, dont nous avons besoin ? Avons-nous réellement besoin de débattre pour constater que les inégalités n’ont cessé de se creuser et les classes dites moyennes de se paupériser ? Avons-nous besoin d’un débat pour reconnaître que nos concitoyens observent avec une méfiance grandissante l’action des élus ? Avons-nous besoin d’un débat pour démontrer que les services publics et aux publics (La Poste, Santé, Education…) ne cessent de se dégrader ? etc…

Je crains que si le débat ne fait que la somme de ces constats, il sera énergie et peine perdues.

Beaucoup plus intéressant serait d’échanger sur les réponses à leur apporter, y compris et surtout à l’échelle locale. Il s’agirait, dès lors, de dialoguer autour de politiques et d’actions bien précises, telle que par exemple et pour ne citer que celles-là : la sécurité, la propreté, les mobilités, l’économie et l’emploi, le logement, l’accès et la qualité des services publics de proximité….

Cela supposerait que nous, élus, communaux ou intercommunaux, jouions « carte sur table », en nous imposant un vrai travail d’informations et de transparence sur nos priorités, nos objectifs, nos choix d’actions et les moyens financiers dégagés pour les mettre en œuvre.

Avec les élus et citoyens qui m’accompagnent, cela fait plus d’un an et demi, que nous rencontrons, lors de réunions publiques, des habitants, dans chaque village et dans chaque quartier de notre commune, pour qu’ils nous éclairent sur leurs attendus et leurs aspirations. Ces rencontres sont toujours extrêmement riches et fructueuses. Avec ou sans grand débat, cette démarche citoyenne nous la poursuivons et la renforçons.

 

David Grzyb