La création d’une « cellule de citoyenneté et de tranquillité publique » est une proposition que j’ai faite depuis plusieurs mois au Conseil Municipal et par voie de presse mais dont la Ville d’Arles n’a toujours pas jugé bon de se doter à l’heure ou j’écris cette tribune. Gardons l’espoir que notre Maire soit enfin convaincu du bien fondé de cette mesure car le préfet de police, Oliver de Mazières, propose de généraliser ce dispositif déjà en place dans plusieurs villes du département.

Cette CCTP regrouperait autour du Maire, le Parquet, les Travailleurs Sociaux, les Forces de l’Ordre et l’Éducation Nationale. Des conventions assureraient le cadre juridique, le but étant de lutter contre la petite délinquance en apportant des réponses rapides à des faits ne donnant pas lieu à des poursuites pénales (dégradations, tags, tapages injurieux ou nocturnes, abandons d’ordures, divagations d’animaux dangereux…).
Ce dispositif peut imposer des pénalités plafonnées à 1 333 EUROS ou des mesures de réparation de 30 heures de travail non rémunérées. Il peut également mener à des actions d’ordre social avec un accompagnement parental ou des rappels à l’ordre.

Cette cellule que je réclame depuis de longs mois ne résoudrait pas tous les problèmes mais aurait l’avantage de participer au désengorgement de la Justice et enverrait un signal fort aux voyous qui empoisonnent le quotidien des Arlésiens.

La CCTP souligne le rôle du Maire dans la sécurité de sa Ville. Le Maire est la première autorité compétente pour prendre et faire respecter les mesures nécessaires au Maintien de l’Ordre, de la Sécurité, de la Tranquillité et de la Salubrité Publics sur le territoire de la commune. Le Maire d’Arles utilisera t-il enfin les pouvoirs et les moyens dont il dispose (la CCTP n’en est qu’un exemple) afin de répondre au désarroi de ces Arlésiens, qui excédés par cette insécurité et le déni des responsables locaux, se réfugient dans l’isolement avec le risque d’une rupture de la communication, de la recrudescence de la violence et du racisme?

Oui, la tension monte dans les quartiers de Barriol, de Griffeuille, du Trébon mais le sentiment d’insécurité est également présent dans le reste de la Ville où les habitants hésitent à sortir après 18 heures.
Non, chers collègues élus de la Majorité Municipale, je ne manipule pas la peur mais j’entends l’appel au secours de nos concitoyens et je suis avec eux pour dénoncer l’inefficacité coupable de la Municipalité!

Erick Souque