ARLES est depuis près de 5 ans, le théâtre d’une comédie qui, à l’instar de ses programmations désastreuses auxquelles, nous dit-on, personne ne peut rien, ne fait plus rire grand monde.
Son maire communiste en place depuis 18 ans, accompagnés de quelques élus serviles tricotent un tapis rouge qui se déroule régulièrement sous les pas d’une milliardaire héritière d’une entreprise pharmaceutique, dans l’espoir qu’elle daigne y poser ne serait-ce que l’ombre d’un doigt de pied, lui concédant donc les pleins pouvoirs….
Après avoir collectionné les œuvres d’art, elle a donc au début des années 2010, jeté son dévolu sur ARLES, territoire largement paupérisé et monté sa petite fondation LUMA, ( contraction des prénoms de ses deux héritiers ).
Tout d’abord fondé sur des alibis artistiques, son projet de main mise sur la ville est devenu un concept protéiforme sous la marque LUMA ARLES. Capitalisant sur le patrimoine artistique pré-existant ( les Rencontres de la Photographie et tout ce qui a trait à VAN GOGH ), elle sait parier sur l’avenir : le lycée professionnel et néanmoins public est désormais doté d’une promotion LUMA. Sans pour autant oublier de poser son label sur divers festivals musicaux et autres festivités plus ou moins populaires, et de faire l’essentiel de sa publicité sur ses hôtels et restaurants ; ou comment faire de l’art contemporain, la porte d’entrée pour vendre des nuitées et des salades César aux touristes.
Alors, me direz-vous : pourquoi pas ? ARLES, dont le taux de chômage flirte avec les 16 %, à la saleté dans certains endroits, repoussante, aux nombreux quartiers devenus zones de non droit pour le citoyen lambda, l’héritière érige une tour d’acier de 56 m de haut visible à des kilomètres à la ronde. Même si les avis sur cette construction sont partagés, la majorité s’émeut de cette manne quasi providentielle.
Souvenez-vous, lors du conseil d’octobre dernier, il fut voté en douce et dans une légalité pour le moins contestable, la vente d’un immeuble de 1000m2 judicieusement niché entre deux joyaux municipaux, dont un avait déjà été acquis par la dame….
Progressive dilapidation du bien public, amenuisement des lieux ouverts à tous, tout concourt à montrer l’incapacité de la municipalité à conserver et rénover les bâtiments publics faute de moyens, malgré tout ce qu’on nous affirme sur les finances « florissantes » de la ville… Mais tout le monde ne peut pas s’octroyer le luxe de snober LUMA ARLES, ses belles promesses et ses CDD au lance-pierre.
Pourtant, il existe comme un caillou dans la LOUBOUTIN de l’héritière : dans quelques foyers, çà « roumègue »* sec ! Quelques irréductibles Arlésiens pointent du doigt ses largesses qui … n’en sont pas : à eux, Arlésiens ou locaux, les emplois peu qualifiés au sein de cette magnificence ; en ce qui concerne les emplois à responsabilité et à prestige, on recrute ailleurs….
Voilà le spectacle navrant où chacun joue sa partition selon les étiquettes partisanes, lors des conseils municipaux. Pensez ! Tous ces potentiels futurs postulants ne peuvent se permettre de critiquer même mollement, celle dans la main de qui ils viendront dans quelques mois, mendier quelques miettes….. Nous, on peut !
Les élus Arlésiens du Rassemblement National se joignent à moi pour vous présenter leurs vœux les plus sincères pour l’année 2020. Quelle soit riche en bonnes surprises et qu’ARLES retrouve enfin l’aura à laquelle elle peut prétendre !
Valérie Villanove
*Rouméguer : Terme essentiellement occitan qui signifie rouspéter.