Les pas moins de 17 cérémonies des vœux orchestrées par le maire d’ARLES ne sont déjà plus qu’un souvenir de même que les galettes et petits fours les accompagnant.

Que dire de ces « vœux », dont le texte est copié-collé d’années en années, boycottés par certains (dont moi ), attendus par d’autres, et qui donneraient presque à penser aux nouveaux arrivants que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes ( possible ).

Hervé Schiavetti ( H.S. ) parle d’une « ville qui s’est embellie, de ces partenaires publics et privés avec lesquels il a réalisé LES PLUS GRANDS PROJETS DEPUIS L’ANTIQUITE » ! Il fallait oser ! Oui vous avez bien lu « ….les plus grands projets depuis l’antiquité…. » nous les devons au grand, au magnifique, au fabuleux édile Arlésien qui avoue lui-même régner sur la ville depuis 18 ans ( ARLES INFO de Janvier 2019 ), Mazette ! Heureusement que le ridicule ne tue pas. « Cette ville où l’immense majorité des habitants qu’ils soient dans le pays ou dans le monde, rêveraient de vivre …..» ( je cite toujours ), « cette ville, continue-t-il, riche de son histoire et de sa qualité de vie ». Les dernières bulles du champagne millésimé partagé avec ses proches auraient-elles eu raison de ses ultimes neurones ?

N’en déplaise à quelques esprits chagrins, il est quand même de notre devoir de rétablir un peu les choses. Quand on se penche d’un peu plus près sur les réalités municipales, quand on va REELLEMENT vers les gens, on s’aperçoit que la réalité est bien loin de ce pays merveilleux, Bisounours ou Candy, que H.S. veut bien nous décrire.

Les maitres mots de notre belle ville sont : communautarisme, clientélisme. Surtout ne pas déplaire à l’électorat. Des agents municipaux venus de divers horizons ( fichés S, casiers judiciaires chargés etc ) sont titularisés grâce à des complaisances ou des diplômes fantaisistes dont ceux de faux permis poids lourds pour la collecte des déchets par ex. Certains agents prennent sur leur temps « de travail » pour aller prier leur religion de paix et d’amour. Les camions de collecte des dèchets sont hors d’âge, certains n’ont même plus d’éclairage ni de freins et lorsqu’un employé s’inquiète, « on » lui répond de veiller à le garer « contre un trottoir »…… Un syndicat bien connu fait la loi au milieu de tout cela.

Plus généralement, les incivilités se multiplient en toute impunité. Il ne faut pas moins de 3 visites au commissariat pour déposer plainte après une agression au couteau ( voir Arles Info de Février ).

Certains quartiers sont excédés de voir des gens du voyage occuper illégalement des aires qui ne leur sont pas dévolues.

ARLES est une ville sinistrée, le centre ville est déserté, tant le stationnement y est compliqué, les commerces ferment les uns derrière les autres. Le dispositif « Action Cœur de Ville » voté l’année dernière en conseil municipal devait permettre de redynamiser et rénover le centre ancien en usant de son droit de préemption sur les locaux commerciaux et ainsi les louer pour une durée entre 1 et 3 mois à des artisans d’art….. Personne ne s’est posé LA question de savoir quel public serait intéressé par ces commerces ? Le théâtre, dont la programmation est régulièrement dénoncée par l’opposition toute tendance confondue, qui semble ne satisfaire qu’une poignée d’Arlésiens mais qu’on nous annonce régulièrement et miraculeusement absolument pas en déficit ! Je ne m’étendrai (sans jeu de mots) pas sur les racines émergeant des trottoirs effondrés qui font que les piétons risquent la fracture du col du fémur à chaque pas !

Et qu’en est-il dans tout ça, de l’économie locale ? TOUT VA BIEN ! Les discours soporifiques qui se veulent rassurants de H.S. nous assurent que les chiffres sont bons, le chômage est au plus bas, l’insécurité ….. relative, les impôts locaux baissent, seules les mauvaises langues oseront dire le contraire…. C’est d’ailleurs pour cela que bon nombre d’Arlésiens migrent vers des cieux plus cléments comme ST MARTIN DE CRAU, BEAUCAIRE etc.

Voilà où nous en sommes, dans notre belle mais sale ville d’ARLES, avec une majorité qui se gargarise d’auto-satisfecit, en méprisant tous ceux qui tentent de lever le voile sur ces pratiques pour le moins…. étranges.

Bientôt le printemps et avec lui, le renouveau, les herbes « folles » que personne ne ramassera et l’espoir d’un avenir meilleur… Advienne que pourra, Amis Arlésiens !

Valérie Nicolaï-Villanove