« Vivre ensemble » ! Cette notion nous est assénée depuis de nombreuses années, comme un incontournable de notre société, voire de notre survie.

A l’heure où les titres des journaux locaux en particulier Arlésiens, se font l’écho d’incivilités de tous ordres, à l’heure où il n’existe pas une fin de semaine sans voitures brûlées, containers poubelles incendiés, jet d’ordures ( couche-culottes, seringues etc ) n’importe où, rendant le travail de nos agents de nettoyage très difficile, ce fameux « vivre ensemble » parait de plus en plus complexe à instaurer.

Alors qu’attend-on de nous, citoyens de notre beau pays de FRANCE, creuset d’une civilisation riche en culture et en valeurs, où les traditions séculaires sont omniprésentes, en particulier dans notre région d’Arles où dès que le printemps arrive, les manifestations locales font la part belle aux costumes aux couleurs chatoyantes et aux festivités musicales traditionnelles.

La définition du « vivre ensemble » selon différentes sources est globalement  « l’état d’harmonie atteint par les habitants vivant dans un environnement de diversité sociale et culturelle ». L’accent est mis sur la culture de « paix entre eux, comprenant respect et appréciation mutuelle, bon voisinage et désir commun de paix et d’apaisement ».

Les relations doivent être bienveillantes, le refus de s’ignorer ou de se nuire doit être omniprésent.

Selon le Conseil de l’Europe, il présuppose la liberté d’expression et le pluralisme des opinions, le respect de la dignité humaine, de la diversité culturelle et des droits des autres afin de garantir la tolérance et la compréhension. L’acceptation de construire une sociabilité sans aliénation de l’autre.

Dans les sociétés archaïques et traditionnelles, les individus étaient pénétrés de devoir, de l’interdit, de ce qu’il faut faire ou ne pas faire.

Aujourd’hui, l’individualisme est renforcé et le lien social affaibli.

« Il est interdit de faire de l’autre ce que je veux, quand je veux, où je veux, comme je veux ». Cette loi, inscrite nulle part mais transmise par voie orale de génération en génération est l’impératif que tout sujet doit tenir compte du pays dans lequel il vit, de ses coutumes, de ses traditions et s’y conformer sans chercher à le changer au bénéfice de sa propre culture.

Pour faire régner l’harmonie tant recherchée, des lois et règles sont nécessaires, voire indispensables. Vivre en société dans un pays qui n’est pas celui de ses origines, c’est connaitre ses lois et les accepter. Quand des gens ne respectent plus les règles et les lois qui régissent leur rapport, se servent de la force pour régler leur conflit ou cherchent à imposer aux autres leur mode de vie, le « vivre ensemble » n’est plus possible.

Il ne faut pas baisser les bras devant cet effondrement civique qui nous dépasse aujourd’hui, mais considérer que le fait de vivre avec d’autres dans la même société s’apprend.

Et je ne peux résister au plaisir de vous faire partager la conclusion de Harald VILIMSKY lors du meeting du Mouvement des Nations et des Libertés le 1 er mai à NICE : « Nous respectons toutes les cultures, la moindre des politesses serait de respecter la Notre » !

Bon et bel été à tous !

Valérie Nicolai-Villanove