Rentrée scolaire dans les écoles, les collèges, les lycées. Bonne nouvelle : une prime de rentrée conséquente pour tous les élèves ; elle permettra de faire face à un coût moyen de 78 € pour les fournitures scolaires et une différence favorable à d’autres achats, vêtements, chaussures mais aussi téléphones portables ou tablettes….
Des locaux rénovés dans les écoles, des collèges pouvant accéder à de beaux plateaux sportifs ( VAN GOGH ), des lycées généraux et professionnels offrant toutes les facettes de la énième réforme (Merci Monsieur Blanquer), des étudiants (à peu près 1300) sortent victorieux d’un parcours-sup toujours hésitant, après l’obtention d’un baccalauréat avoisinant les 82 à 88 % pour le Bac général, des commissions d’harmonisation ayant joué à fond leur rôle de rattrapage des notes !
Le bâti est solide grâce aux collectivités territoriales mais au fond, qu’en est-il de notre belle école Républicaine en réalité ? Catastrophique !
40 % des élèves entrant en classe de 6ième sont incapables de comprendre un texte simple et 20 % ne peuvent lire sans ânonner !
Pourtant deux éminents ministres précédant Monsieur Blanquer estiment que le collège aggrave les difficultés scolaires étant inégalitaire, monolithique, inadapté, peu motivant pour les élèves, anxiogène pour les parents. Ainsi préconisent-ils des pratiques pédagogiques destructrices, l’enfant devant lui-même construire son savoir et ne pas subir le pouvoir abusif du professeur ! Comme le dit l’éminent professeur Marseillais Monsieur BRIGHELLI, ce système délétère aboutit à une « fabrique de crétins », n’étant plus le moteur de l’ascension sociale. Ceux qui sont nés dans la rue, désormais y restent. Implacable philippique contre les responsables connus ou anonymes du désastre scolaire.
On assiste alors à une chute de performance du système éducatif français dans son rapport avec celui de l’O.C.D.E. Un classement international PISA place notre système en 26 ième place pour l’enseignement des sciences aux élèves de 15 ans. La politique d’EDUCATION PRIORITAIRE ne permet pas aux établissements REP + de combler leur retard par rapport aux autres établissements dans la maitrise de la langue ( 64,3 % contre 78,5 % ). Tout cela malgré une diminution des effectifs ( 24 élèves ) et bien sûr, une coûteuse et inefficace politique de la ville !
Peu d’observateurs n’ont osé faire remarquer l’adaptation de ces théories fumeuses à une jeunesse issue de l’immigration, la plus en difficulté. En réalité, le collège comme l’école ne sont pas ineptes en soi. C’est l’importance du flux migratoire d’origine extra européenne qui pose problème ( 36,5 % pour des communes de plus de 50.000 habitants ).
On comprend alors l’aventure pédagogiste voulue par les « ahuris du mammouth didactique, égarés dans leur hébétement planétaire à connotation gnostique ». Il faut cesser de prendre nos enfants pour des cobayes pédagogiques, revenir à l’étude du Latin et du Grec, de l’Allemand, de l’Histoire-Géographie à tous les niveaux, faire de la chrétienté et du Siècle des Lumières des modules obligatoires et non facultatifs en 6 ième !
Nous devons nous poser la question sur la persistance de l’illettrisme dans notre pays ( entre 6 et 8 % ), un classement de SHANGAI sur les 100 premières universités dans le monde. La première Française est 43 ième, l’Ecole Nationale Supérieure 70 ième !
On a oublié que la véritable transmission du savoir prépare à la citoyenneté et au vivre ensemble, fondements de l’école Républicaine, gage d’avenir et de réussite pour les élèves.
Elucubrations d’un proviseur retraité, après 43 ans au service de l’Ecole Républicaine et laïque, mais conscient et inquiet de ce délabrement non envisagé par nos vaillants instituteurs formateurs de cette belle communale et de ses hussards de la République !

Pierre Chenel