Le conseil municipal du 13 février dernier fut très animé en raison, bien sûr, du vote du budget primitif CONTRE lequel nous avons voté en expliquant nos raisons.

Il se termina dans une confusion totale, des invectives fusant, très véhémentes entre Madame MEBAREK et Monsieur JUGLARET, lequel haussa le ton, contraignant Monsieur le Maire à intervenir violemment pour défendre des positions très proches du clientélisme.

Le tout s’acheva donc dans un brouhaha indescriptible, nous empêchant d’intervenir et de défendre nos positions, car on ne nous donna jamais la parole. Pourtant, les deux protagonistes ne se privèrent pas de nous accuser, comme d’habitude, sur une question très sensible, la construction d’un lieu de culte musulman ( 5ième sur la ville ) dans la zone de Barriol et tout cela sans permis de construire !

Monsieur le Maire s’emporta violemment, niant l’évidence face au représentant LR, rejoint dans ses propos par la représentante de la diversité affirmant que jamais les auteurs de cette construction religieuse islamique n’avaient pour habitude d’enfreindre les règles d’urbanisme.

Moult reproches de xénophobie et d’islamophobie furent adressés à cet élu Républicain, qualifié de frontiste pour ses propos indignes.

Le spécialiste des religions René BRAGOF aurait pu les mettre d’accord lorsqu’il dit : « l’Islam, derrière toutes ses variétés, est un système juridique qui se présente comme d’origine divine et où tout, en conséquence, n’est pas négociable ».

L’élu LR s’emporta et se défendit de cette attaque inadmissible rappelant notamment son refus de faire liste commune avec le FN en 2014 et son opposition à des valeurs xénophobes contraires aux siennes.

C’est à cet instant que je demandai la parole, désireux de défendre nos positions, face à ces trois protagonistes haineux, persuadé que notre pays semble condamné à revivre sans cesse la même histoire, les mêmes passions délétères au nom de son rêve humaniste, de son rêve d’amour universel hérité de Rome et du Christianisme.

Comme l’avait écrit Emmanuel BERL, à propos de la période d’occupation : « La FRANCE, j’en ai peur, est ainsi faite, que les Français ne savent plus l’aimer sans en haïr une partie, souvent même la majorité de leurs concitoyens ».

Telle fut la conclusion d’un conseil municipal houleux, haineux, où comme d’habitude, on nous mit sur la sellette sur une question ultra-sensible de communautarisme perturbant et inquiétant pour tous nos concitoyens…..

Pierre Chenel