Les commerçants en colère.
La majorité des Arlésiens partage-t-elle les rêves d’une privilégiée et les idées de grandeur d’un premier adjoint ? Malheureusement NON. Pourtant, on impose aux arlésiens un changement radical de leur ville et de leur mode de vie.
ARLES, ville culturelle OUI
ARLES, ville bobo NON
ARLES, ville où les magasins, selon les conseils du maire, n’ont qu’à s’exiler dans les grandes surfaces, si la clientèle n’est plus au rendez-vous et brader leur patrimoine, CERTAINEMENT PAS !
Depuis la mise en service d’horodateurs qui, aux dires du premier adjoint n’ont pas été installés pour engendrer des recettes mais pour fluidifier la circulation, le centre ville se vide et se meurt.
Après une enquête rigoureuse auprès d’une quarantaine de commerçants, tous sont unanimes, le chiffre d’affaires est en baisse, les clients sont mécontents, les plaintes et les qualificatifs peu amènes fusent : « lamentable, catastrophique, scandaleux, c’est la galère, la mairie se fiche de nous, c’est une arnaque etc. » Le mercredi, aucune place n’est disponible pour se garer.
On nous signale 20% de perte dans le secteur de la coiffure, quelques centaines d’euros en moins par jour dans l’alimentation du centre ville, et que dire du coût supplémentaire de stationnement pour les salariés ? Jusqu’aux forains qui déplorent le manque de clients car personne ne souhaite risquer un PV pour amuser les enfants…
Certaines associations culturelles ont vu chuter le nombre d’inscription de leurs fidèles adhérents. Quant à la restauration et les pauses-café en terrasse, le mot flâner n’est plus à l’ordre du jour, les horodateurs conditionnent maintenant le moindre déplacement en ville. Il n’est plus question de s’offrir un café et de « tripler la mise » pour se garer trop cher. Plus question de déguster les plats locaux, le spectre d’un PV coupe vite l’appétit. Il en est de même pour les vêtements, les chaussures, le temps est compté pour choisir ; les clients, pressés par l’horodateur qui tourne, ne reviennent plus. L’immobilier est également touché ; plusieurs transactions se sont vues annulées après réflexions, vu l’état désastreux de dégradation de la ville.
La liste est longue, les commerçants se plaignent, non seulement de ne pas avoir été consultés malgré les affirmations du premier adjoint, mais aussi d’avoir été bafoués, abandonnés et sacrifiés sur l’autel de « projets Haut de Gamme » !
Malgré tout, le maire et ses collaborateurs nous assènent toujours aussi régulièrement que « tout va bien » et que le « centre ville est vivant » ! ( cf La Provence 14/11/2016 ).
Malgré ce triste bilan, l’équipe ARLES BLEU MARINE vous assure de son complet dévouement à la cause de notre ville et vous présente pour 2017, ses vœux les plus sincères de santé, de bonheur et de sérénité pour vous et tous ceux qui vous sont chers.

Luce Cordier