Je veux d’abord au nom de tout mon groupe féliciter chaleureusement Françoise Nyssen pour sa nomination à la tête du ministère de la culture.

C’est la reconnaissance d’une action constante, humaine et ambitieuse au service des artistes, des créateurs et de tous ceux qu’ils inspirent.

L’éditrice d’Actes Sud a montré que l’on pouvait rayonner au niveau national et international en faisant le pari de s’installer dans une ville de taille moyenne.

Il fallait pour cela de l’audace et de la clairvoyance.

Qu’elle en soit ici remerciée.

Comment ne pas interpréter cette nomination comme une validation de notre stratégie de faire de la culture un moteur économique ? Actes Sud est devenu le premier employeur privé de la ville.

Mais cet acteur n’est pas le seul.

La Fondation Luma, les Rencontres de la Photographie, l’école MOPA, le Festival des Suds, le Cargo de Nuit, demain le Museon Arlaten, la nouvelle école supérieure de la photographie et bien d’autres sont autant de leviers pour la métamorphose engagée de notre ville.

La culture, au sens le plus large du terme, qui englobe les arts contemporains comme nos traditions, notre patrimoine comme le numérique, notre capacité d’ouverture comme celle de donner à chacun les moyens d’exprimer sa singularité, est au coeur de notre projet.

Et comme toutes les richesses, elle doit être partagée.

Aux élus que nous sommes de favoriser l’éclosion des talents tout en étant garant de l’intérêt général.

Le résultat des dernières élections a montré combien la tentation du repli était grande et trouvait un écho auprès d’habitants qui se sentent souvent « loin de tout ».

La culture aussi peut aller à deux vitesses.

La démocratisation de la culture reste un combat à mener au quotidien ainsi que celui d’assurer aux créateurs les moyens de leurs missions.

La précarité n’épargne pas non plus les artistes.

Les choix effectués par nos élus qui commencent à porter leurs fruits font de notre ville, non pas seulement une « capitale culturelle » mais un laboratoire d’une nouvelle économie fondée sur le savoir, l’échange, la création, la valorisation des patrimoines, l’éducation.

En fait, pour notre groupe, c’est aussi cela la grande nouvelle.

Elle ne date pas d’hier, mais elle a pris aujourd’hui un relief tout à fait particulier.

Nicolas Koukas