L’année 2020 sera une année charnière pour Arles.
Pas seulement parce que les élections municipales du mois mars seront l’occasion d’un grand moment d’échange et de respiration démocratique sur l’avenir de notre ville.
Mais aussi parce trois événements majeurs marqueront cette nouvelle année ;
1. La réouverture du Museon Arlaten, tant attendue par beaucoup d’entre vous. Créé à l’initiative de Frédéric Mistral, le Museon a été totalement modernisé et repensé dans sa collection et sa médiation.
2. Le déménagement de l’ Ecole Nationale Supérieure de la Photographie. Cette école à dimension internationale consacre la place d’Arles dans le domaine de l’image.
3. La fin de la réhabilitation du Parc des Ateliers, où les premiers arbres ont été plantés il y a quelques jours à peine.
Ces trois événements sont des signes qui ne trompent pas : Arles entre bien dans une nouvelle ère. Mais si la ville évolue, nous nous devons d’être encore plus près de vos attentes :
– Il est en effet devenu de plus en plus difficile de se loger décemment dans notre centre-ville.
– Le plan de stationnement ne prend pas en considération les attentes d’un grand nombre d’entre vous.
– Les actes d’incivilité se multiplient.
– Des bureaux de postes ferment dans nos villages et nos hameaux où les problèmes en terme de mobilité sont criants.
– Face aux enjeux du dérèglement climatique, notre territoire camarguais est directement menacé par la montée des eaux.
– Nos jeunes s’inquiètent à juste titre sur les formations proposées à Arles pour décrocher de nouveaux emplois tant attendus
– Nos liens avec la Communauté d’Agglomération doivent être renforcés afin de mieux accueillir des investisseurs, synonymes d’emplois et de nouvelles recettes.
Nous devons évoquer chacun de ces sujets et les mettre en débat à l’occasion des prochaines élections municipales. Il est donc de notre responsabilité de ne laisser personne au bord du chemin, au moment où nous devons aussi absolument engager notre territoire dans la transition démocratique et écologique.
Les solutions nous appartiennent, collectivement.
A nouveaux défis, nouveaux modes de gouvernance. Si nous voulons rester maître de notre destin, nous devons disposer de nouveaux outils pour participer à l’amélioration de la vie dans notre cité. On ne peut plus consulter les Arlésiens une fois tous les six ans, au moment de l’élection municipale. Le débat doit être permanent.
Donnons le choix aux Arlésiens de s’investir pleinement dans la vie de la cité;
Pour cela, il nous faut revoir notre façon de gouverner, de faire vivre une nouvelle démocratie locale qui soit moderne et qui ne donne pas l’impression que les élus décident seuls dans leurs bureaux.
C’est dans ces perspectives que je vous présente mes voeux les plus sincères de santé, de bonheur et de réussite pour vous et l’ensemble de vos proches.

Nicolas Koukas