Le représentant d’En Marche, membre du Gouvernement, l’a rappelé il y a quelques semaines auprès de la presse quotidienne régionale : le Président de la République veut faire de la fusion de la métropole d’Aix Marseille et du département des Bouches-du-Rhône, un exemple. Et il veut aller vite. Au plus tard 2021, et tout le territoire départemental sera concerné. Cela signifie clairement l’intégration des 29 communes du Pays d’Arles dans le mastodonte métropolitain.

Lors des premières déclarations du candidat Macron, les acteurs locaux ont unanimement  dénoncé cette ambition présidentielle et l’ont clairement exprimé : refus de cette intégration forcée, refus de la disparition du département et étude d’un plan B éventuel où le Pays d’Arles prendrait la forme d’une collectivité d’un genre nouveau, alliant compétences des actuelles intercommunalités et celles du département en matière de proximité. Cette structure d’un genre nouveau, permettrait une expérimentation et aurait pour objectif de rester maître de nos destins, de gérer au plus près les attentes de nos concitoyens et surtout de maîtriser une fiscalité déjà trop lourde pour préserver notre pouvoir d’achat.

Une rencontre avec la secrétaire d’Etat en charge des collectivités a semble-t-il fait voler en éclats cette unanimité et a aiguisé certains appétits, puisque nous avons eu la surprise de découvrir dans la presse locale un revirement avec l’annonce brutale et sans concertation de la création d’une intercommunalité unique regroupant les 3 actuelles. 

En bref, réaliser en quelques mois ce qui nous était présenté comme impossible depuis près de 15 ans….avec le risque de se faire absorber sans avoir eu le temps de voir la réalité de cette nouvelle structure….juste le temps de dépenser du temps et de l’argent en études et autres diagnostics.

Au lieu de cela, comme l’a rappelé le Député Bernard REYNES, il nous faut démontrer la viabilité d’une collectivité d’un genre nouveau, avec un statut particulier qui éviterait la fusion et, au pire, serait une transition mieux négociée et permettrait de gagner du temps. Et pour être efficaces et crédibles, il faut réunir l’ensemble des protagonistes, le Président de la métropole, le Président du Conseil régional, et la Présidente du Conseil départemental 13, le Préfet de Région et bien entendu l’ensemble des élus du territoire. Pour bâtir ensemble une véritable alternative, au-delà des postures politiques et surtout pas dans l’entre-soi.

A défaut de changer la méthode, nous prenons le risque de subir les profondes mutations qui s’annoncent car le Président de la République et les représentants de sa majorité, se montrent inflexibles, aidés par quelques barons locaux attirés par les paillettes macronistes.

                                                                                                                                                                                      Cyril Juglaret