Le nouveau Président de la République l’a affirmé pendant sa campagne et semble vouloir maintenir son cap : laisser le choix aux communes de renoncer ou pas à l’organisation des nouveaux rythmes scolaires.

Tel sera le sens d’un probable futur projet de Loi déposé dès cet été à l’Assemblée Nationale.

Pour rappel, il y a 3 ans, le gouvernement socialiste a décidé dans la précipitation et sans la moindre concertation, d’imposer aux communes, aux écoles, aux parents et plus grave, aux enfants, de nouveaux rythmes scolaires, passant d’une semaine de 4 jours d’école à une de 4 jours et demi avec comme grande nouveauté l’introduction d’activités culturelles, sportives, sociales et/ou éducatives.

A Arles, 2 après-midi par semaine, avec des jours variants en fonction du quartier de résidence, nos enfants sont confiés à des intervenants extérieurs, recrutés par la municipalité ou mis à disposition par des associations.

Cette réforme, imposée à la hussarde, a déstabilisé tous les acteurs : les familles ont dû se réorganiser, les enfants ont dû s’adapter et la municipalité les a pris comme prétexte pour justifier l’augmentation de plus de 8 % de nos impôts ! Au bilan, après 3 ans de mise en oeuvre, cette réforme coûte cher, semble ne satisfaire ni les parents, ni les enseignants, qui observent notamment les dégâts suite à la disparition de l’ancienne pause du mercredi, surtout pour les plus petits, ni les enfants dont les journées, au final, n’ont pas été allégées.

Les associations, notamment sportives, ont également souffert, grandement désorganisées par la réduction de leur temps d’accueil des enfants.

Ce bilan, qui semble négatif, oblige donc le Maire et son équipe à s’interroger sur la poursuite de cette organisation puisque l’opportunité va nous en être donnée.

Nous souhaitons donc vivement que, à l’inverse de la mise en place qui, souvenez-vous, a été plus que chaotique parce que totalement improvisée à quelques semaines de la rentrée, le Maire saisisse ses services au plus tôt pour analyser et évaluer la pratique actuelle, pour ensuite interroger et concerter les mieux placés pour en juger – les enseignants et les parents d’élèves – pour enfin faire un choix et le réussir ! Car si en effet le choix du retour à la semaine de 4 jours s’imposait à l’issue de la concertation, il faudrait impérativement anticiper la manière de valoriser les compétences acquises par les différents intervenants durant ces 3 ans, pour qu’elles continuent de profiter à nos enfants.

La question est trop importante et l’expérience déstabilisante vécue depuis 3 ans, ne saurait se renouveler sur le dos de nos enfants.

Cyril Juglaret