Arles, la belle endormie… Le  constat est alarmant.

Alors que les villes environnantes continuent leurs développements économiques, la ville d’ARLES s’enfonce années après années, mois après mois, dans une léthargie coupable et se paupérise un peu plus chaque jour. Le Centre Ville n’attire plus, les commerces pâtissent d’une politique de parkings qui pousse les Arlésiens et les habitants des villages environnants à se diriger vers les centres commerciaux extérieurs et ceux des villes voisines. Les vitrines vides gagnent progressivement du terrain sur les commerces ouverts. Le fossé se creuse avec les villes voisines, et l’attractivité de la fondation LUMA ne suffira pas à elle seule à inverser cette tendance.

De nombreux quartiers délaissés et presque abandonnés pleurent leur solitude, l’insécurité grandissante et le triste état d’entretien de la voirie.

Privés de perspectives d’emploi et d’avenir, les jeunes arlésiens préfèrent tenter leur chance ailleurs en partant vers d’autres villes plus attractives.

Quand une ville n’est plus en capacité de retenir sa jeunesse, son déclin est inéluctable.

La municipalité en place a laissé passer le train du sursaut économique depuis plusieurs mandats. Une absence de volontarisme et d’envie d’innover ont privé ce joyau historique de la destinée qui aurait du être la sienne depuis des années : Une ville à taille humaine où il fait bon vivre.

Mais, devons-nous pour autant aujourd’hui nous résigner à ce que notre ville devienne éternellement le parent pauvre de la Région Sud ?

Pourtant, les pistes à explorer et les sujets d’espérances sont nombreux pour redonner un nouveau souffle : Refuser la résignation, les compromis, faire preuve d’écoute et de discernement avec un sens aigu de l’innovation en faisant preuve d’une volonté profonde.

Les Arlésiens doivent enfin comprendre qu’un tel joyau patrimonial et historique doit être vu comme un diamant encore brut. Que le chantier est énorme, mais que la tache ne rebutera jamais les personnes de bonne volonté et de bonne moralité. Que ce joyau arlésien est une fabuleuse « porte d’entrée de la Camargue et du Grand Sud » situé au carrefour des axes du futur. Un diamant brut aux atouts fantastiques si l’on sait en tirer le meilleur parti.

Arles ne peut se contenter de subir son futur et accepter avec soumission et désespérance sa destinée.

La situation l’exige, mobilisons nous pour dire non à l’appauvrissement de notre ville !

Le temps est venu pour les Arlésiens de prendre leur destinée en main pour ne pas, une nouvelle fois, …. regarder passer le train. Il est temps d’AGIR POUR ARLES !

Florence Biermann