Cet été, dans la presse, Cyril Juglaret, Président de notre groupe, était le seul à s’interroger sur la pertinence de la déclinaison arlésienne du projet « coeur de ville ».

En effet, ce dispositif, initié par l’Etat, vise à aider les villes moyennes à redynamiser leur centre-ville afin d’y pérenniser le commerce de proximité et l’activité économique.

Ce dispositif relayé et appuyé localement par la Députée pourrait potentiellement faire bénéficier Arles, de plusieurs millions d’euros d’investissement.

Nous sommes inquiets car en guise de mesures de redynamisation du centre, le Maire et son 1er adjoint, nous proposent de déplacer quelques services municipaux dans l’ancien Crédit Agricole, de poursuivre la réfection de l’ancien collège Mistral pour y loger quelques associations et l’aménagement d’un parking de délestage sans navette à Barriol et quelques bornes de-ci de-là.

En quoi ces mesures décousues et hors sujet, vont-elles rendre le centre-ville plus dynamique ?

La question qu’ils auraient dû se poser c’est « comment faire en sorte que le centre ville redevienne attractif ? »

Nous avons interpellé le Maire et lui avons fait quelques propositions de bon sens :

– Rendre le centre ancien plus accessible par une vraie politique de stationnement non dissuasive pour les Arlésiens, des parkings relais gratuits et proches ou desservis par des navettes régulières, une vraie piétonisation pour rendre l’espace aux familles, pour leur redonner envie d’y venir.

– Mettre en place une stratégie d’attractivité et de développement économique pour à la fois maîtriser, développer et accompagner l’offre commerciale du centre.

– Aménager, sécuriser et embellir le centre par le renouvellement du mobilier urbain et de l’éclairage, l’aménagement des places, développer la vidéoprotection, augmenter la présence policière, mettre en place un plan de propreté digne d’un pôle touristique, et plus généralement l’embellissement.

Nous sommes inquiets parce qu’on nous avait promis la mise en place d’un comité de pilotage avec les acteurs politiques et les acteurs économiques, que ce comité n’a pas vu le jour et que donc au final, ce sont le Maire et son 1er adjoint qui vont décider. Ce dernier, peut être conscient qu’ils avaient poussé le bouchon un peu loin, a tout de même décidé d’y inclure précipitamment et sans transparence sur le contenu, le projet des anciennes Nouvelles Galeries. Cette institution arlésienne n’aurait-elle pas mérité un appel à projet ambitieux pour garantir la meilleure offre ?

Inquiets surtout parce qu’au delà de ce dispositif, leur méthode de gestion pourrait, à court terme, faire fuir les partenaires institutionnels découragés par une politique d’investissement hasardeuse. Inquiets, parce que ces errances ne semblent pas émouvoir les autres acteurs de ce dispositif ! Il est urgent de revoir la copie !

Muriel Boualem