La Ville d’Arles a saisi l’opportunité de l’élaboration de son Plan local d’urbanisme (PLU) pour réviser son Règlement local de publicité (RLP) qui est en vigueur depuis 2004.

Ce document fixe, secteur par secteur, les obligations en matière d’affichage, enseignes, pré-enseignes. Celles-ci peuvent être en effet différentes selon que l’on se trouve dans une zone commerciale, en cœur de ville en secteur sauvegardé, à proximité de monuments classés au patrimoine mondial de l’humanité, ou dans un village.

Le nouveau RLP adopté en conseil municipal le 8 mars 2017 sera applicable, un mois après sa transmission à la Sous-Préfecture des Bouches-du-Rhône, sans remarque de la part du Préfet. Les documents définitifs seront mis en ligne après cette date d’exécution.

Ce long travail a permis de découper la commune en dix secteurs (zone patrimoniale, quartiers intégrés au secteur sauvegardé ou en limite, agglomérations comme Pont-de-Crau, Moulès, Raphèle, zones d’activités économiques, entrées de ville, villages de Camargue…).

Ainsi, dans le cœur du centre ancien, seul les panneaux d’informations liées aux diverses manifestations culturelles seront désormais autorisés. Au sein des zones dites « tampon », entre centre ancien et reste de la ville (Chabourlet, La Croisière, Minimes, Trinquetaille), seuls les dispositifs publicitaires sur mobilier urbain (Abri Bus, panneaux « Decaux ») d’une surface inférieure à 2 m² seront désormais autorisés.

Pas question non plus, de priver les villages du plateau de Crau, des enseignes qui font vivre les commerces locaux. On les maintient donc, en veillant à ce qu’elles ne dégradent pas le paysage et rappellent l’identité de chaque village et en limitant les surfaces des divers dispositifs à moins de 4m².

Pour les zones commerciales, on distingue Fourchon qui garde ses panneaux actuels, en veillant à l’image de la ville. En revanche, pour la ZI Nord, également entrée de ville, la règle est plus stricte pour diminuer la floraison : la taille des panneaux diminue (8m²) et leur densité est limitée à un dispositif par unité foncière.

Dans les entrées de ville comme la route de Crau, l’avenue de Camargue, l’avenue Lyautey ou le boulevard de Stalingrad, si on maintient un dispositif, l’idée est d’en réduire l’impact visuel et insister sur l’aspect culturel de la ville, grâce au mobilier urbain.

Dans les quartiers d’habitat, le dispositif ne change pas mais veille à limiter l’emprise, tout comme dans les villages de Camargue où la publicité doit se limiter aux usages locaux (mobilier urbain et activités culturelles). Au sein du Parc naturel régional de Camargue enfin, la publicité reste interdite.

Quant aux enseignes lumineuses, elles devront s’éteindre de 23 heures à 6 heures du matin : un petit clic pour chacun, un grand geste pour l’environnement. Et c’est au fond, le but de ce règlement : proposer aux Arlésiens comme à leurs visiteurs, un environnement cohérent avec le patrimoine et la vie économique.

Les annonceurs ont deux ans pour se mettre en règle. Les commerçants, eux, ont six ans pour adapter leurs enseignes et préenseignes et les rendre conformes au projet.