Notre ville, et plus largement, le Pays d’Arles doivent être un territoire moteur et exemplaire de la transition énergétique. Tout le monde, ou presque, en parle, tant mieux mais notre responsabilité est d’agir, individuellement et collectivement.
Grâce à son engagement depuis plusieurs années pour la maîtrise et l’économie d’énergie, Arles a déjà pris ses responsabilités et a obtenu en 2016 le label « Territoire à énergie positive pour la croissance verte et pour le climat ». Avec sa communauté d’agglomération (ACCM) et le Pays d’Arles (le PETR), un Plan climat-air-énergie a été adopté. Il fixe des objectifs ambitieux pour que nous soyons à l’horizon 2050 un territoire à énergie positive, c’est-à-dire que nous ayons maîtrisé notre consommation d’énergie pour qu’elle soit couverte à 100 % par les énergies renouvelables. Sans attendre des premières mesures ont été prises comme la rénovation de l’éclairage public, l’isolation de bâtiments publics, la création d’une coopérative locale de production d’énergie renouvelable, l’organisation d’un groupement d’achat d’énergie pour les particuliers, etc.
Les enjeux sont multiples, ils sont écologiques, mais pas uniquement. L’objectif est aussi de réduire la facture énergétique des habitants, de développer des filières et des activités économiques pourvoyeuses d’emplois durables, de réaliser des économies pour notre collectivité et d’assurer des revenus nouveaux à travers la production de nouvelles énergies.
Sur les déchets mais aussi sur la mobilité ou encore les circuits courts, le mouvement associatif arlésien s’est saisi de ces questions. Il faut le soutenir. C’est au niveau local que nous apporterons des solutions durables et qu’un nouveau modèle économique, plus respectueux des personnes et de la nature, pourra voir le jour. L’implication de tous, la coordination des projets entre les pouvoirs publics, le secteur associatif et le privé sont la clé du succès. Ces défis appellent de nouveaux modes de gouvernance, de nouvelles façons de travailler ensemble et de faire de la politique. C’est mon engagement.
Il n’est plus temps de se lamenter, mais de rassembler les bonnes volontés, de croire en sa ville, d’avoir des idées et d’avoir le courage de les concrétiser.

Nicolas Koukas