18,6 sur 20 ! Voilà la note donnée à la Ville d’Arles par le quotidien Le Figaro dans le cadre de son palmarès « des villes où il fait bon prendre sa retraite ». Attractivité, accès aux soins et au logement mais aussi aux équipements sportifs et culturels, cadre de vie, niveau de service aux séniors, niveau d’effort de la municipalité, et même nombre de cambriolages pour 1000 habitants font partie des indicateurs qui ont permis d’établir ce palmarès. Arles se retrouve 4ème juste derrière Cannes, Andernos-les-Bains et Arcachon. Si nous ne devons qu’à la providence un taux d’ensoleillement que l’on nous envie (mais n’est-il pas le même à Salon, Nîmes, Aix ou Marseille ?), les autres critères ne doivent rien au hasard. Depuis des années la municipalité développe des politiques publiques solidaires et innovantes en direction de nos aînés. Aide à domicile, service de soins infirmiers, portage de repas, télé assistance sont autant de services, parmi d’autres, destinés à faciliter la vie des retraités. Ils savent qu’ils peuvent compter sur le Centre communal d’action sociale pour être épaulés, conseillés, orientés. Rompre l’isolement, faciliter l’autonomie sont les priorités de notre majorité.

Que nous sommes loin du portrait que certains esprits chagrins font de notre ville présentée systématiquement comme un territoire abandonné, insalubre et où il ne ferait pas bon vivre !

Mais ce palmarès nous oblige. Il n’est pas question de s’endormir sur nos lauriers. Afin d’enrichir et de renforcer la politique locale vis-à-vis des seniors, la ville d’Arles a décidé de s’inscrire dans la démarche portée par le Réseau Francophone des Villes Amies des Aînées (RFVAA), association affiliée au réseau mondial des villes et communautés amies des aînés de l’Organisation Mondiale de la Santé. L’objectif est de bientôt proposer de nouveaux axes d’intervention et de présenter des projets concrets, élaborés en étroite concertation entre les acteurs locaux.

La récente analyse des besoins sociaux a aussi révélé que la population arlésienne vieillissait, de façon plus marquée que sur des villes comparables. Pour équilibrer notre démographie, il nous revient d’aider les jeunes à se former, à trouver du travail et un logement sur notre territoire pour qu’ils puissent à leur tour vivre au moins aussi bien que leurs parents.

Nicolas Koukas