« Et maintenant la température de la planète… »

Peut-être est-il venu le temps de remplacer le classique final des journaux télévisés qui, en direct de la bourse de Paris, concluent par le taux de hausse ou de baisse du CAC 40 et autre Dow Jones, par un petit zoom sur la température de la planète…

Que ça commence à chauffer, tout le monde l’a à peu près compris. Et maintenant ?…

La réponse ne peut-elle venir que des politiques ? Certainement pas, même si l’Histoire jugera de leur action ou de leur inaction.

Les entreprises, et notamment les plus grandes d’entre elles qui nous inondent de leurs produits dérivés du pétrole en consommation unique et jetable, doivent-elle être exonérées de toute responsabilité ? Certes non…

« Mais nous ne faisons que répondre à la demande » vous diront-elles ! C’est pas faux, il faut bien l’admettre, même si ce n’est pas que vrai tant elles redoublent d’efforts pour faire passer nos envies pour des besoins.

Par choix, par goût, par facilité ou par obligation d’aller au moins cher, qui peut affirmer aujourd’hui ne pas alimenter le système ?… Et à y regarder de plus près, le fait est que ce sont les plus riches qui consomment le plus de planète et que ce sont les plus pauvres qui trinquent.

Y’a-t-il la place pour un nouveau pacte social qui rassemblerait les acteurs politiques, économiques et citoyens ? Sans doute. Des initiatives émergent, partout, et ici à Arles. Mais il ne pourra y avoir de transition écologique si nous n’interrogeons pas le modèle économique dominant toujours plus inégalitaire, si nous nous intéressons pas aux injustices sociales qui alimentent la crise démocratique que nous vivons.

Aujourd’hui, les citoyens se mobilisent et marchent pour le climat un peu partout dans le monde. Par centaines, par milliers, par centaines de milliers, ils nous interpellent tous et nous posent cette question : Que voulons-nous faire ? Collectivement et individuellement.

A nous tous de trouver la réponse.

Pierre Vétillart