Janvier 2022

Michel Navarro

Adjoint au maire – Démocratie de proximité, services publics, état-civil, Conseil des sages

Travailler ensemble pour Arles

Née dans les années 70, la volonté d’associer les citoyens au processus de prise de décision est désormais entrée dans les pratiques et validée par un certain nombre de textes législatifs.

En réalité, à Arles, plus grande commune de France, c’est une évidence tant il est vrai que la dimension de notre territoire impose cette consultation régulière et particulière de tous les citoyens, quelle que soit leur village, leur quartier, leur hameau.

La municipalité de Patrick de Carolis a souhaité, dès la présentation de notre programme, en faire un axe fort de sa politique.

Si besoin était, la loi nous y encourage en posant des règles que nous mettons en application : ainsi, si la voix des comités d’intérêt de quartiers et/ou de villages existe et elle est essentielle, la loi du 27 février 2002, veut que l’on crée des Conseils de quartiers et de villages.

Soyons clairs : ceux-ci ne se substituent pas aux missions des CIQ et CIV, associations dont le rôle et l’esprit sont importants. Bien au contraire : ils seront représentés et écoutés au sein de ces conseils qui seront animés par les élus de notre majorité et de l’opposition. Je suis d’ailleurs fier que nous y souhaitions la parité femmes/hommes, conformément à un autre engagement de campagne.

J’invite tous ceux qui le souhaitent, à y participer.

En outre, dans les trois quartiers du Trébon, Griffeuille et Barriol, ce sont des conseils citoyens qui se créent, comme nous l’avons voté. Ils seront eux-aussi, représentatifs de tous ceux qui souhaitent y participer.

Véritables courroies de transmission des souhaits, problèmes et projets de nos villages et quartiers, ces différents conseils sont pour nous, essentiels.

Ecouter mais surtout entendre, réfléchir ensemble, partager les informations, être attentifs et surtout, accepter d’autres voix, d’autres idées, d’autres reflexions : c’est ainsi que nous avons posé les bases de la nouvelle gouvernance à Arles et Patrick de Carolis m’en a confié la mission.

C’est pour la remplir au mieux, que nous avons aussi, renouvelé la dynamique du conseil des sages. Leurs travaux, leurs reflexions sont des chances pour qui sait les prendre en compte. C’est là aussi, notre volonté.

Bientôt, nous allons aussi proposer aux jeunes de notre ville d’Arles, de s’impliquer à leur tour dans la vie de la cité. Parce qu’ils ont leur mot à dire, eux-aussi : leur énergie, leurs projets, leurs rêves même auxquels nous prêtons la plus grande attention par une politique de formation et d’emploi, sont tout aussi légitimes que ceux de leurs aînés.

Au fond, je n’aime pas le mot de démocratie participative, qui ressemble fort à un pléonasme. Car la démocratie se suffit, au sens où dans notre pays et à Arles en particulier, elle rend le peuple souverain : par son vote, mais aussi et surtout, par ce qu’il dit, demande et propose. Et parce que nous savons l’écouter. J’en suis fier.